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Algérie : la question centrale de l’identité

En 2004, Mohamed Chafik posa une question « Pourquoi le Maghreb arabe n’arrive-t-il pas à se former ? » Et il donna la réponse suivante : « C’est précisément parce qu’il n’est pas arabe. »

 

Cette interrogation-réponse était incluse dans un article publié dans Le Monde amazigh, (n°53, novembre 2004), dont le titre explosif était : « Et si l’on décolonisait l’Afrique du Nord pour de bon ! », ce qui signifiait, qu’après la colonisation française, les Berbères devraient se libérer de quatorze siècles de colonisation arabe…

En Algérie comme dans tout le Maghreb, les Berbères constituent le fond ancien de la population. Charles-André Julien écrivit à ce propos que « le Maroc, l’Algérie et la Tunisie sont peuplés de Berbères que l’on qualifie audacieusement d’Arabes ». (Voir à ce sujet mon livre Histoire des Berbères).

Aujourd’hui, les berbérophones – et non tous les Berbères – ne représentent plus qu’environ 25 % de la population de l’Algérie Ce recul est le produit d’une histoire complexe ayant connu une accélération depuis l’indépendance de 1962 qui vit le triomphe de l’idéologie arabo-musulmane.

Le nouvel État se construisit alors à travers l’éviction des maquisards berbères par l’Armée des frontières qui avait vécu la guerre, loin des combats, dans les camps de Tunisie et du Maroc.

Or, à l’image du colonel Boumédiène, dont la mère était Chaoui, ses chefs, même quand ils n’étaient pas Arabes, étaient acquis à l’idéologie arabiste. Pour eux, la berbérité représentait un danger existentiel pour le nationalisme algérien à construire. Voilà pourquoi, au mois d’août 1962, donc dès l’indépendance acquise, le gouvernement algérien supprima la chaire de kabyle de l’université d’Alger.

La légitimité du régime s’ancra alors sur la négation de l’histoire de l’Algérie et de sa composition ethnique, la revendication berbère étant présentée par le « Système » algérien comme une « conspiration séparatiste dirigée contre l’islam et la langue arabe ». Pour les dirigeants algériens, le fait d’être musulman impose en effet que l’on se rattache à la nation, à la civilisation arabe. Les partisans les plus radicaux de l’idéologie arabo-islamique soutenaient même que les Berbères étaient sortis de l’histoire et qu’ils ne peuvent accéder au Paradis qu’en se rattachant à des lignées arabes. Quant au ministre algérien de l’Éducation nationale, il déclara en 1962 que « les Berbères sont une invention des Pères Blancs »…

Comme les berbéristes refusaient le dogme fondateur de l’Algérie arabe, comme l’amazighité affirmait la double composante du pays, arabe et berbère, le parti FLN parla de dérive « ethnique », « raciste » et « xénophobe » menaçant de détruire l’État.

Voilà pourquoi les Kabyles et les Chaoui se retrouvèrent citoyens d’une Algérie algérienne arabo-musulmane niant leur identité. D’où le problème de l’identité du pays et les non-dits existentiels qui le paralysent.

Bernard Lugan

 

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56 Commentaires

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  • #2969604
    Le 3 juin à 10:23 par anonyme
    Algérie : la question centrale de l’identité

    C’est pour ça que nos valeurs ne doivent pas être basées sur notre seul culture ou tradition ou même notre nationalité mais sur l’unicité de DIEU et seulement l’unicité de DIEU à qui la révélation à été reçu dans le hejaz...entre croyant musulmans il ne doit y avoir ni race ni culture qui doit prévaloir l’unicité de DIEU.... ne nous laissons pas embrigader par des nationalistes pervers et extrémistes...

     

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    • #2970039
      Le 4 juin à 01:00 par Beur
      Algérie : la question centrale de l’identité

      Ce que tu proposes c’est une tour de Babel. J’ai plus d’affinités avec un chrétien arabe par la culture et la langue qu’avec un musulman sénégalais.
      Je remarque ( et tu dois l’être sûrement) que ce sont les africains musulmans qui tiennent ce discours qui les arrangent bien pour pouvoir se mettisser
      Cordialement.

       
    • #2970068
      Le 4 juin à 05:50 par Anonyme
      Algérie : la question centrale de l’identité

      Très bien dit.
      L’identité de tous les Musulmans, c’est leur Islam.
      N’en déplaise à ceux qui veulent absolument diviser.

       
    • #2970215
      Le 4 juin à 11:06 par Aube
      Algérie : la question centrale de l’identité

      Utiliser l’Islam comme vecteur d’une arabisation massive et detourner l’Islam afin d’en faire une propagande pro-metissage c’est juste aberrant d’incohérence et de non foi authentique.

      Si Dieu a créé autant de diversité ethnique afin de faire écho à Son Haut Degré de Créativité , ce n’est clairement pas pour la détruire par le mélange/métissage !

      L’Islam n’a rien à voir avec votre prétendue excessive tolérance qui finit par enfanter une intolérance à l’égard du peuple dont vous êtes issu.
      Autant d’ingratitude me débecte.

       
    • #2970456
      Le 4 juin à 18:36 par anonyme
      Algérie : la question centrale de l’identité

      Et alors l’un n’empêche pas l’autre, tous les peuples préfére s’unir avec ses racines mais ce n’est pas ce qui doit prévaloir, chacun d’entre nous et ce qu’elle que soit sa culture sa race ou sa condition de conscience rendra ds comptes le jour du jugement dernier... l’être humain se fait du tort à lui même alors qu’il a les clefs de son salut....

       
    • #2970468
      Le 4 juin à 18:52 par anonyme
      Algérie : la question centrale de l’identité

      @aube
      Sauf que DIEU a choisi l’islam pour guide de l’humanité toute entière... ne vous en déplaise, et ceux qui s’offusquent parcequ’il vient des arabes et s’enfle d’orgueil parcequ’ils n’ont pas été choisis ont le même comportement que iblis qui refusa le commandement de DIEU sur sa Création et vous en êtes le parfait reflet... si l’islam avait été révélé en France... et il aurait fallu apprendre le français... mais ça ne veut pas dire se marier ou faire des enfants avec... c’est votre arrogance et votre orgueil qui vous empêche de réfléchir....comme je dit souvent ce n’est pas l’islam qui est incompatible avec la république les cultures les nationalismes, c’est la république les culturels les traditions et les nationalisme qui ne sont pas compatible avec l’islam...

       
    • #2970474
      Le 4 juin à 19:02 par anonyme
      Algérie : la question centrale de l’identité

      @beur
      Désolé de te décevoir beur mais je suis français, mes parents sont berbères et je choisis l’islam pour croyance...et juste une petite digression sur les croyances....Vous dites que Ibrahim (que la paix soit sur lui) était juif où chrétien... comment pouvez vous dire cela alors que ni l’évangile ni la thora existait... il était musulman soumis à DIEU....

       
  • #2969643
    Le 3 juin à 11:23 par E Coeuré
    Algérie : la question centrale de l’identité

    Du grand Lugan, mais bon c’est assurément « passe-partout » de dire çà tant ses analyses, tranchées, interpellent. Mais, au delà de cet excellent article, pour un vioque comme moi qui ait connu (subit) la Guerre d’Algérie étant môme, attaché à ce Pays magnifique, je m’interroge parfois (à tort évidemment, Humour) : Qu’ont-ils fait de ce Pays livré « clés en main » (infrastructures, Sahara) ? Qui a soudoyé (cf Haïti) ? Nous serions restés « à vivre ensemble » ne serions nous pas devenus « Plus puissants ». Du cote à cote au face à face comme disait l’autre con. Je ne suis pas Gaulliste, ni pour çà, ni pour l’Allemagne qui a finalement gagné la guerre… Enfin, tout le monde s’’en fout de mon propos, et petit à petit, moi aussi…

     

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  • #2969720
    Le 3 juin à 13:10 par moi-même
    Algérie : la question centrale de l’identité

    le beau Bernard, adepte de la moustache britannique, est aussi adepte de la désintégration de ce que, selon lui, les vestiges de la nation française au Maghreb. Il faut que ça redevienne aussi atomique qu’avant le passage des lumières. Bernard et BHL, même lutte ?!

     

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  • #2969741
    Le 3 juin à 13:49 par Joseph
    Algérie : la question centrale de l’identité

    L’islam n’est pas incompatible avec l’identité berbère et peu être un moteur positif dans le développement d’un état berbère, le royaume de koukou au 16 ème siècle en est un exemple.
    La question est de savoir quel intérêt, aujourd’hui, de mettre en avant la berberitude alors que la majorité de la population ne parle pas la langue et n’est pas imprégnée par la culture berbère ?
    L’administration, l’éducation, les institutions religieuses et les médias sont principalement en arabe, pourquoi fournir un effort ( dont la majorité de la population n’en a rien faire) alors que les priorités sont ailleurs ?
    On peut se demander quelles sont les forces derrière les mouvements indépendantistes berbères comme le MAK, ce qui est sûr c’est que BHL se défini comme un "amis de la kabylie" et je comprends la méfiance de beaucoup vis-à-vis de cette berberitude fan de Koceïla et Kahina après l’épisode lybien.

     

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    • #2970073
      Le 4 juin à 06:03 par Anonyme
      Algérie : la question centrale de l’identité

      L’intérêt c’est de créer une fitna en vue de dominer.

       
    • #2970081
      Le 4 juin à 06:24 par Odin
      Algérie : la question centrale de l’identité

      Très bien dit. Le MAK et autres mouvements berbéristes sont financés par le mossad pour déstabiliser l’Algérie et la diviser en plusieurs états. ( Suffit juste de taper MAK et Israel sur google pour comprendre). La majorité des Algériens sont bérbères musulmans, parlent arabe et n’y voient aucun inconvénient. Seul une petite minorité financé par la NED tente de diviser les algériens avec toutes leurs propagandes contre l’armée et le gouvernement. Ce qui dérange les mondialistes en Algérie c’est en quelque sorte l’armée nationale qui avait au tout début compris l’arnaque du FMI, a soutenu yasser arafat, a participé à la guerre de kippour, l’alliance avec la Russie et le refus de reconnaitre l’Etat d’Israel. Et ces derneirs temps le gouvernement de Tebboune se rapproche de plus en plus de l’Iran.

       
  • #2969797
    Le 3 juin à 15:39 par Algonquin
    Algérie : la question centrale de l’identité

    Je n’ai pas commenté depuis un bail, donc bonjour à tous ! Vu de l’extérieur, à la lecture de cet article, le Français de base penserait qu’il existe une fracture ethnico-raciale type Hutus/Tutsis au Maghreb et plus précisément en Algérie entre "Arabes" et "Berbères" ou du moins une opposition linguistique entre les deux groupes. Or ce n’est pas vraiment le cas. L’Algérie indépendante a adopté le modèle d’état nation moderne à l’européenne voir même à la française. Ce qui revient à rejeter le tribalisme (arabe, berbère, arabo-berbère ou que sais-je) au profit de la citoyenneté exclusive, qui est quelque chose de nouveau dans la région, l’allégeance était autrefois plutôt tribale. Modèle qui impose un état, une autorité légitime et forcément... Une seule langue officielle, en l’occurrence l’arabe qui était aussi la langue officielle des différentes dynasties régnantes au Maghreb depuis l’islamisation. On ne devrait pas parler d’arabisation mais de re-arabisation, les Algériens étaient analphabètes pendant la colonisation française , sauf zawiya (école religieuse) car ils refusaient l’assimilation française. C’est important de le préciser car on penserait que la politique d’arabisation post-coloniale tomberait du ciel et serait "farfelue", un peu comme si on apprenait le chinois à de jeunes Allemands. Après, l’argument "racial" : "On est ceci ou cela génétiquement donc on doit parler telle ou telle langue" ne tient pas. Les Français parleraient le gaulois ou même une langue pré-celtique, les Turcs l’anatolien ou le Grec ou encore l’Arménien etc... D’autant plus que le "racial" est infiniment plus complexe que l’identification ethnique. En réalité la berbérité est en danger d’un point de vue linguistique au Maghreb face à l’arabe et au français voir l’ anglais demain, mais elle s’exprime d’un point de vue culturel : toponymie (tizi, mosta, tiaret/tahert etc..., cuisine (couscous), vestimentaire (burnouts) etc.. Il faudrait que chacun se réconcilie avec toutes les facettes de son identité qui est forcément multiple (ça vaut pour l’Algérie, la France comme pour le Cambodge ou le Kazakhstan).
    Aussi l’idéologie "panarabiste" des anciens dirigeants algériens, eux mêmes souvent d’origine berbère (Chaouis ou même Kabyles) étaient dûe à la mode de l’époque avec Nasser etc.. Et ne revêtait pas une connotation ethnico-raciale mais plutôt culturelle (arabité plus qu’appartenance ethnico-raciale) inspirée de l’état moderne occidentale.

     

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  • #2969806
    Le 3 juin à 15:52 par Kroutoy
    Algérie : la question centrale de l’identité

    Le niveau 0 de l’analyse :
    1 : « Pourquoi le Maghreb arabe n’arrive-t-il pas à se former ? »
    Pourquoi le Maghreb arabe devrait-il se fomer. Dans quel interêt, et de qui surtout ?

    2 : « Les Berbères devraient se libérer de quatorze siècles de colonisation arabe… »
    Et pourquoi pas les celtes, ou plutot les barbares tel que designés par les romains, ne devraient pas se libérer d’une vingtaine de siècles de colonisation romaine ? Et pourquoi les amérindiens ne devraient pas se libérer de 5 siecles de colonisation européene ?

     

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    • #2970589
      Le 5 juin à 02:53 par Tamazigh
      Algérie : la question centrale de l’identité

      Car plus personne ne parle ni se revendique Celte ou romanisés apres 2000 ans d’histoire, en revanche le monde berbere lui est encore vivace et intacte dans certaines régions et connait un regain d’intérêt chez les jeunes gens. Sans oublier le racisme de ceux qui se prétendent arabes qui considère les berbères comme au mieux des bouseux.

       
    • #2970849
      Le 5 juin à 14:17 par Quickass
      Algérie : la question centrale de l’identité

      Oui effectivement ! Pourquoi ?
      Pourquoi les basques et les corses, par exemple, ne devraient-ils pas se libérer de 15 siècles de domination franque ?
      Pourquoi les basques et les Catalans et peut être demain les andalous, ne devraient-ils pas se libérer de 5 siècles de domination castillane ?
      Oui pourquoi ?

       
    • #2970852
      Le 5 juin à 14:22 par Dinero
      Algérie : la question centrale de l’identité

      @tamazigh alias le maroquin
      Les Celtes peut être pas. Mais les corses, les basques, les Catalans si , ils le revendiquent et bruyamment.

       
  • #2969886
    Le 3 juin à 18:42 par LaurentS
    Algérie : la question centrale de l’identité

    Il y a le même problème d’identité chez les Français de souche. Ils ne sont pas des Latins ethniquement parlant, mais des Celtes. Les Français sont des Celtes "latinisés" ou de "culture (greco-) latine", et les Nord Africains sont des Berbères arabisés ou des Berbères de "culture arabo-islamique".

     

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    • #2970029
      Le 4 juin à 00:11 par Algonquin
      Algérie : la question centrale de l’identité

      Nos ancêtres les Gaulois est aussi largement si ce n’est un mythe, au moins une simplification exagérée. Si on fait de la génétique, il y a certainement un fond pré-celtique largement dominant chez les Français, sans parler des différents apports post-celtiques (Grecs, Ibériques, Latins, Gascons, Basques pré Indo-européen, puis Germanique). On ne peut pas concevoir d’un point de vue politique, collectif pour l’idée nationale unitaire qu’un peuple puisse subir des influences diverses et variées, qu’il ait adopté des langues et identités étrangères à un moment donné, donc on sort un bon vieux mythe unificateur comme "nos ancêtres les Gaulois (pur jus)" ou "Nos ancêtres les Berbères" pour le Maghreb ou "Nos ancêtres les Turcs" pour la Turquie. C’est plus commode ensuite d’ajouter Gaulois latinisés, Berbères arabisés ou Ibériques latinisés. Aucun généticien n’a trouvé un composant unique lié à un ancien peuple. Autrement dit les Celtes sont tous du composant "vert". Il y a tout au plus une signature génétique qu’on retrouve chez les anciens peuples, c’est à dire une proportion régulière de différentes ascendances ancentrales qui reviennent. Concrètement ça voudra dire que les Celtes du 1ère millénaires avant JC, ont une récurrence de 20% de "vert", 30% de "rouge", 30% de "bleu"... C’est donc le fait d’être à 20% "vert" et non pas à 30%, 30% "rouge" et non pas à 20%, et 30% " bleu" et non pas à 40% qui permet d’identifier les Celtes de cette époque. Pour le Maghreb c’est pareil, il y a du pré-berbere, une signature berbère complexe, et du post-berbere.

       
  • #2969954
    Le 3 juin à 20:40 par Garfor
    Algérie : la question centrale de l’identité

    La thèse selon laquelle l’Islam et la langue Arabe sont pour l’Algérie des produits d’importation, imposés de force par une fantomatique armée surgie comme par enchantement du désert d’Arabie.
    En fait les choses sont beaucoup moins caricaturales et autrement plus logiques que cela.
    Exemple les pièces de monnaie
    frappées au nom des chefs Numides Syphax, Vermina, Massinissa, Micipsa, Juba Ier, sont toutes gravées de lettres Puniques, de droite à gauche.
    La Stèle de Micipsa fils de Massinissa écrite en Punique.
    Les rois Numides parlaient la langue Punique qui était la langue officielle de leur royaume...
    Comme l’atteste le témoignage du grand historien Salluste qui a visité la cour de Massinissa :
    Le Punique était la langue utilisée à la cour de Massinissa !
    EN TOUS LES CAS,CE N’ÉTAIT PAS LE BERBÈRE !!!

    Dans le livre de Poujoulat sur la vie de Saint Augustin, qu’au IVème siècle , Saint Augustin, lui-même, rappelait dans ses écrits que les populations de sa région s’identifiaient au peuple Punique et parlaient le punique qui est elle-même n’est qu’un dialecte de la langue Arabe ancienne.
    La langue soeur de l’Arabe est dans on aire culturelle et linguistique en Afrique du Nord depuis des siècles avant JC bien et qu’il en a été ainsi bien avant l’avènement de l’Islam.
    La ville de Jijel parlaient Arabe avant les Arabes de la « Foutouhates », c’est à dire que les Arabes étaient en Afrique bien avant ce que l’on veut nous faire croire.
    Les Arabes préislamique étaient au Maghreb bien avant l’arrivée de l’islam, d’ailleurs Carthage était punico-phenicienne on les appelait différemment c’est tout...
    L’islam a juste ramener la langue du Coran.
    L’historien Gilbert meynier reconnu au niveau international spécialisé dans l’histoire de l’Afrique du Nord, en particulier l’Algérie.
    Il confirme que les Arabes musulmans à leur arrivée en Afrique du nord n’avaient pas besoin de traducteur parce que la langue Punique utilisé par les habitants de l’Afrique du nord est très proche de la langue Arabe ancienne qui ayant ainsi de nombreuses similitudes grammaticales et lexicales avec l’Arabe classique cela a eu comme un lien commun et unificateur.
    L’Islam et la predication coranique n’a pas introduit une rupture radical ou brusque avec les dialects berbères puisque une grande partie des autochtones divers parlaient le Punique.
    Ainsi a partir de ce constat il est facile de mettre a nu le mythe de la mytho-berberologie qui consite a dire que l’islam a arabisė les berbères.

     

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  • #2969973
    Le 3 juin à 21:17 par Garfor
    Algérie : la question centrale de l’identité

    En parlant de langue il conviendrait, peut-être, de se rappeler les faits suivants :
    1- Avant les occupations Romaine, Vandale et Byzantine ( du 2e siècle avant l’ère chrétienne au 7e siècle), ce sont des Cananéens (phéniciens) venus et originaire du Moyen-Orient qui avaient amené, les premiers, la civilisation sur cette terre maghrébine.
    Ils ont créé comptoirs et villes.
    2 - En Algérie sa première langue officielle est le Punique.
    Le Punique (phénicien) était la langue officielle des rois numides, de Massinissa à Juba
    3 - Le Punique est resté en usage au Maghreb jusqu’à l’arrivée des Musulmans au 7e siècle.
    La similitude entre les deux langues sémitiques sœurs ; ils partageaient ; à la base 80 % du vocabulaires a facilité la diffusion extrêmement rapide, en un demi siècle,à la fois, de la langue Arabe et de la religion islamique au Maghreb.
    4 - Avec la conquête musulmane au 7e siècle, les Arabes n’avaient pas arraché le contrôle du Maghreb aux Berbères mais aux occupants Byzantins et visigoths.
    La précision est d’une importance capitale car si l’ont devait se fier aux propagandistes berberistes, nous pourrions croire que les Arabes ont Arabisés une terre berbère, sous domination berbère, dont la population et la langue était berbère.
    Il n’en est absolument rien, que c’est un mythe inventé de toute pièce.
    Lorsque, en 635, les Arabes-musulmans ont posés le pied en Afrique du nord c’était en terre sous domination et administration byzantine (et non berbère) Les Arabes ont d’abord eu à combattre les Byzantins, maîtres des lieux, et non les Berbères.
    Les premiers conflits qui ont suivis l’arrivée des Arabes au Maghreb n’était nullement une guerre entre berbère et Arabes, du moins, pas dans un premier temps.
    5 - Dans l’enseignement, la justice et l’administration l’Arabe écrit a supplanté le latin tandis que l’Arabe parlé a pris le relais de la langue « sœur » le Punique comme parler principal.
    C’est pour ça que ça me fait rire les berbéristes qui essayent de nous faire croire que les Arabo-musulmans sont venu imposer la langue Arabe en supprimant le berbère alors que depuis des siècles et des siècles, c’était le punique et le latin qui étaient les langues administratives/politiques et même populaires selon les zones.
    Massinissa n’avait-il pas imposé le latin de Rome, en langue de l’administration et de l’éducation ?

     

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  • #2970086
    Le 4 juin à 06:41 par Odin
    Algérie : la question centrale de l’identité

    Suffit d’ouvrir les yeux pour comprendre que les mouvement berberistes sont financés par ceux qu’ont assassiné Kadhafi, qu’ont voulu assassiné aussi El Assad, ceux qui s’occupent des " regime change ". Diviser pour mieux régner. L’objectif et de créer des tensions entre bérbères et arabes pour créer le chaos. Les algériens ont vite compris, l’arnaque du hirak aussi qu’est financé par la NED. J’ai vécu dans différentes wilayas, je suis chaoui j’ai des amis et de la famille kabyles, j’ai vécu avec des arabes, mozabites, des touaregs des chenouas, et même des juifs. Je peux te dire que la vaste majorité se reconnait bérbère mais n’ont aucun problème avec l’arabe comme étant la langue officielle vu que 99% des algériens sont musulmans et que c’est la langue de l’Islam. Mais la seconde langue officielle c’est le tamazight. Une toute petite minorité semble avoir un problème avec ça et on se demande pourquoi.
    Ps : j’vais sûrement pas revenir lire les commentaires, chacun son avis mais je parle en connaissance de cause et si parmis vous certains sont curieux de ce qui se passe en Algérie, je peux vous conseiller le site suivant : https://www.ahmedbensaada.com/

     

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    • #2970592
      Le 5 juin à 02:56 par Tamazigh
      Algérie : la question centrale de l’identité

      Le racisme arabe envers les berberes notamment dans les postes les plus prisés ou encore les hautes études est une réalité, seul un menteur affirme le contraire.

       
    • #2970894
      Le 5 juin à 15:16 par Le Dziride
      Algérie : la question centrale de l’identité

      @tamazigh alias le maroquin
      A travers tes commentaires saugrenus on arrive facilement à deviner tes origines. Dites nous en quoi consiste le racisme arabe envers les Berbères ?
      Quand on sait (mais toi tu ne le sais pas parceque tu es marocain) que les services de renseignement Algériens ont été dominés par les kabyles pendant plus de 45 ans (kasdi merbah, Mohamed mediene, qu’il y a eu plusieurs premiers ministres kabyles, plus de 50% des PDG d’entreprises sont kabyles, on compte un nombre important de Walis (préfets) , de généraux et de ministres d’origine kabyle, etc., etc , on se demande où est ce racisme arabe dont tu parles . Seul un menteur affirme le contraire ! Tu serais bien inspiré de t’occuper de la situation des chleuhs et des rifains de ton pays le maroc.

       
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