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Dieudonné condamné en appel en Suisse pour avoir "méprisé les victimes de la Shoah"

Le mépris, un nouveau concept

« Dieudonné a agi pour des mobiles égoïstes pour diffuser un message négationniste à un large public et tourner en dérision les victimes d’un génocide. » C’est par ces mots que la Chambre pénale d’appel et de révision (CPAR) de Suisse a condamné en appel l’humoriste Dieudonné pour des propos tenus lors de spectacles en 2019 en Suisse, a indiqué dimanche la Tribune de Genève sur son site.

 

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Dieudonné avec son avocat

 

Aux yeux de la Cour, dans le cadre de ses spectacles donnés à Genève et dans le canton de Vaud, l’artiste a fait part « de son mépris des victimes de la Shoah et de sa volonté de créer la polémique » et a porté atteinte « à la dignité humaine et à la paix publique », précise le journal helvète.

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Ce n’était pas une parodie, justifie le tribunal

Lors de son procès, Dieudonné avait affirmé que ce n’était pas lui qui avait dit la phrase pendant le spectacle, mais son « personnage ». L’argument avait été balayé par la présidente du tribunal de police de Genève, et la cour d’appel vient d’en faire de même.

« Il ne peut être retenu qu’il parodiait un négationniste, à la manière de Charlie Chaplin parodiant Hitler (…) en l’absence de tout élément verbal ou vestimentaire allant dans ce sens », écrit le juge de la cour Vincent Fournier, toujours cité par le journal. Le tribunal de première instance l’avait également reconnu coupable d’« injure » à l’égard de la Coordination intercommunautaire suisse contre l’antisémitisme et la diffamation (CICAD), pour des propos tenus à l’égard de cette association à but non lucratif lors de la représentation du 28 juin 2019.

Lire l’article entier sur leparisien.fr

Dur d’être le plus courageux dans une monde de lâches

 






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27 Commentaires

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  • Cette notion de mépris était surtout utilisée par certains politiciens, mais là voilà utilisée par les juges maintenant !
    Dois je en déduire que si j’aborde une femme et qu’elle me rejette avec mépris je pourrai la poursuivre ?

     

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  • #2959742

    Dieudonné, mon affection pour toi est indéfectible. Le rire est, par essence, transgressif. Ton humour manque immensément à la conscience collective. Tu a été, continues à être, et resteras le plus grand des humoristes français de la fin du XXème siècle. Ton talent supplante de loin celui des comiques populaires classiques. Tu as même poussé la drôlerie jusqu’à amener le système judiciaire à inventer, juste pour toi, de nouvelles catégories juridiques de victimes :
    - La vexation communautaire des vivants
    - La meurtrissure de l’égo des morts
    - La mauvaise note en histoire
    - Être métisse et multi millionnaire
    - Être adulé par l’ensemble du corps social.

    Dieudonné, ces engeances-là vivent la réalité de ton talent et de ta notoriété comme une insulte à leur médiocrité. Leur objectif est donc d’assécher tes finances au moyen de procédures absurdes, où la Raison est mise cul par dessus tête.

    Ne savent-ils pas que tu es protégé par décret du Très Haut ? Les manipulations, instrumentalisations et autres distorsions du système judiciaire sont vaines face à la Justice d’En-Haut. Ces épreuves que tu acceptes avec grâce, sans te dédire ni renier ton ultime conviction, augurent de récompenses supraterrestres. Ceux qui t’affligent déploient le Paradis à tes pieds. Ils ne savent pas ce qu’ils font.

    Sur un registre plus prosaïque, ton combat est le nôtre : nous n’avons pas à demander la permission de penser ni de rire, puisque ce droit ne nous a pas été octroyé, nous sommes nés avec. Merci, cher Dieudonné, de leur rappeler, par ta constance, ce qu’est un droit inaliénable. Les Juifs de mon entourage t’adorent : pour mon médecin généraliste, tu es le meilleur et "ils en font trop" ; en 2017, j’arrive un matin au travail et deux collègues juifs récitaient, hilares, des fragments de Rendez-nous Jésus. Sache, Dieudonné, que dans le quotidien des gens ordinaires, tu es profondément aimé, toutes communautés confondues.

    Vive le rire. Vive le droit à l’irrévérence. Protection mystique.

     

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    • Je fais parti des gens ordinaires et j adore Dieudo j’ ai eu la chance de le voir à deux reprise a. chaque fois la barre a avoir mal au ventre trop con trop fou trop fort Dieudonné j’ ai horreur des associations qui salissent la mémoire des défunts je ferais interdit le CRIF toutes ses associations qui nous divisent

       
  • C’est une guerre.

    Dans une guerre on étudie les armes de l’ennemi, on ne dit pas : "Même pas mal" ou "ils sont méchants".

    L’argument de Dieudo est qu’il parodiait, l’argument du tribunal est qu’il n’avait pas de costume. Clairement, si il n’avait pas distinctement changé sa voix et son attitude, l’argument de parodie ou de personnage ne tient pas.

    Qu’il eu été condamné également soit, mais en attendant ils ont raison.
    Que les lois de crime de lèse majesté au sujet des pensionnaires juifs des camps de ré éducation allemands sont anti démocratique, injustes, dangereuses, preuves d’un pouvoir des juifs en politique etc, soit, mais cela n’empêche pas qu’un tribunal ne discute pas de la validité d’une loi mais de son application.

    La prochaine fois, il faudra CLAIREMENT placer un personnage fictif avant de lui faire dire des choses interdites.

    D’ailleurs, un Tzigane enfermé dans un camps pourrait nous en apprendre des choses marrantes.
    Et pourquoi pas un africain qui se serait retrouvé là par hasard ? En dépit de la réalité historique ? Pourquoi pas même un juif SS ? Même si il y en a 6 tonnes en Ukraine ? Tiens, pourquoi pas un cadre d’Azof ?
    Ou un juif qui retournerait dans le passé et qui chercherait une chambre à gaz ?

    Bon enfin, voilà quelques pistes ...

     

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    • Réponse à la dernière question, il y en a eu un qui s’appelle David Cole....

       
    • « Clairement, si il n’avait pas distinctement changé sa voix et son attitude, l’argument de parodie ou de personnage ne tient pas.
      Qu’il eu été condamné également soit, mais en attendant ils ont raison. »
      Comme s’il y avait lieu de discuter de la pertinence des arguments de Joseph K pour sa défense dans Le procès de Kafka !!! Enfin, pour ce qu’il y a à comprendre et à démêler de votre intervention …
      La seule remarque que l’on devrait se permettre est celle qui consisterait à demander à toutes ces ordures quelles sont les procédures intentées contre Elisabeth Badinter (et de nombreux autres Charlies) qui revendiquait le droit à l’islamophobie !

       
  • la justice est plus $ioniste que la loi..
    Molière aurait bien aimé ridiculisé le magistrat politicien , le magistrat historien , le magistrat ambitieux ; ce gardien de la foi en la parole officielle , coûte que coûte , ça sera toujours aux frais de l’ innocence des citoyens , alors une condamnation de plus ou de moins..
    si la justice avait aussi peu de crimes à son actif que Dieudonné , elle aurait encore le crédit moral qui fait tant défaut à son magistère , mais elle a choisi son camp , mieux vaut le triste spectacle d’ un pouvoir au service de l’ argent , que l’ honneur du dernier recours des victimes avant le règlement de compte .

     

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  • "...l’artiste a fait part ... ... de sa volonté de créer la polémique »

    Et alors ? On ne peut pas discuter et polémiquer ? C’est la Chambre Pénale de Suisse qui dira aux Suisses et au Dieudonné de quoi on peut polémiquer ou ne peut pas polémiquer ?
    Honte à eux !!

    Si c’est ainsi, la Chambre Pénale applique les règles d’un communisme pur et dur.
    Et qui dit communisme, dit Talmud.
    Le communisme est un Talmud sans Dieu, et le Talmud est un communisme avec Dieu.

    Je vous laisse tire des conclusions.

     

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  • Est-on certain que La Coordination intercommunautaire suisse contre l’antisémitisme et la diffamation (Cicad) est vraiment à but non lucratif comme insiste un peu trop l’article de presse ?

    Permettez-moi d’en douter, et je ne dois pas être le seul. Vous pariez un petit billet ?

     

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  • Prochaine étape, le soleil !

     

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  • Je crois que, de la part de la Justice, on bascule vers la définition du "bien". On aura les bons et les méchants.
    Les biens : sans enfants, végan, tout électrique, nohachiste, "écolo".
    Les mauvais : parents, carnivore, énergie thermique, chrétien, à enthalpie fortement positive (forte production d’énergie).

    Et bien sûr le fameux sujet qui, comme le jeu de l’oie, vous amène directement à la case prison avec une amende de 20 000€.

     

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  • De toutes façons malgré les effets de changement de mots, de mon temps on parlait de la 2° GM ensuite de l’Holocauste, le terme shoa a débarqué vers l’an 2000, l’historie va rentrer dans l’Histoire.
    .
    Déjà, les boomers qui nous quittent à grands renforts de vaccination ( pour cacher que leur espérance de vie est supérieure aux nôtres parce qu’ils ont mangé sainement jusqu’à leurs 50 ans) n’ont pas pris part à cette activité, leurs enfants, cinquantenaires aujourd’hui non plus etc.
    Pour les jeunes adultes d’aujourd’hui shoa est équivalent à n’importe quelle réalité virtuelle, et ça les saoule, ils vont alors se renseigner sur internet et comme la covidiotie a développé leur sens critique, de coupables qu’on (qui ?) voudrait les faire passer, ils deviennent négationnistes ou historistes, c’est à dire qu’ils rangent la shoa avec Clovis, les dinosaures et la petite souris.

     

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  • En même temps, la Suisse, dont les fameux établissements bancaires ont souvent été très discrets sur la provenance des fonds qui ont fait leur réputation et leur fortune, a sans doute beaucoup à se faire pardonner au regard des évènements historiques d’il y a 80 ans. Ce qui explique peut-être cette propension à jouer les serpillières ... un peu, d’ailleurs, à l’image de la "justice" française et de ses auxiliaires !
    Comme dirait l’autre, puisque la référence universelle doit être cette fameuse période historique, rien d’étonnant à ce que, à l’époque les premiers et les plus fervents des collabos avec l’ennemi furent :
    1- les artistes,
    2- les journalistes,
    3- les juges.

    Nous restons donc dans la continuité historique ...même si l’ennemi a changé, au moins dans la forme.

     

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