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La Troisième Guerre mondiale a déjà commencé et c’est une guerre économique

Dans un article que j’ai publié en avril 2018, intitulé La Troisième Guerre mondiale sera une guerre économique [1], j’ai décrit un certain nombre de facteurs qui présagent un conflit à grande échelle entre l’Est et l’Ouest et pourquoi cette guerre serait principalement de nature économique. J’ai enquêté sur la façon dont ce conflit profiterait en fait aux mondialistes et aux institutions mondialistes qui cherchent à faire tomber les économies de plusieurs nations tout en cachant la crise fabriquée derrière un mur de chaos géopolitique et de bruit.

 

L’objectif ? Convaincre les masses que la souveraineté nationale est un fléau qui ne mène qu’à la mort de masse, et que la « solution » est un système mondial unique – commodément géré par les mondialistes, bien sûr. En d’autres termes, une centralisation accrue est toujours proposée comme solution à chaque problème.

De plus, la guerre elle-même sert de couverture à l’effondrement inflationniste que notre banque centrale et notre gouvernement ont créé. Nous voyons déjà des propagandistes de la fraude, comme l’attachée de presse de la Maison-Blanche, Jen Psaki, tenter d’induire le public en erreur en lui faisant croire que tous nos problèmes d’inflation actuels proviennent de la guerre en Ukraine. Cette affirmation nécessite une gymnastique mentale impressionnante et un niveau d’ignorance épique, mais Psaki semble n’avoir aucune honte à jouer son rôle de personnage sans âme à la Goebbels.

L’idée que des pays comme la Russie et la Chine finissent par être si étroitement alignés était une question qui suscitait beaucoup de discussions. Les gens prétendaient qu’il y avait trop de disparités et que les pays finiraient par se retourner les uns contre les autres en pleine crise financière.

Eh bien, quatre ans plus tard, nous allons voir si cela est vrai ou non. Jusqu’à présent, il semble que j’avais raison.

Je pense depuis longtemps que certaines nations se préparent à un effondrement du dollar américain en tant que monnaie de réserve mondiale (la première monnaie utilisée dans la majorité des échanges commerciaux dans le monde). Ma conviction est que la position économique de premier plan de l’Amérique est en fait une incroyable faiblesse ; l’hégémonie du dollar n’est pas une force, mais un talon d’Achille. Si le dollar devait perdre son statut de réserve, l’ensemble de l’économie américaine et une partie de l’économie mondiale imploseraient, ne laissant derrière eux que ceux qui se sont préparés – ceux qui ont vu l’écriture sur le mur et ont planifié à l’avance.

 

La coalition pour l’effondrement du dollar

Quatre nations se sont activement positionnées en vue du crash du dollar : La Chine, la Russie, l’Inde et le Brésil (cinq si l’on compte l’implication limitée d’une partie de l’Afrique du Sud). Ces pays sont également connus sous le nom de BRICS. Les BRICS sont rarement mentionnés dans les grands médias, mais il y a une dizaine d’années, on en parlait régulièrement.

À l’époque, ma fascination pour les BRICS était principalement due à leurs comportements commerciaux étranges. Plus précisément, leurs accords bilatéraux qui éliminaient le dollar comme monnaie de réserve, et le fait qu’ils stockaient des tonnes et des tonnes d’or.

C’était comme s’ils disposaient d’une sorte d’information privilégiée sur l’imminence d’un conflit économique ou d’une catastrophe, et qu’ils se préparaient à se découpler du dollar et de la chaîne d’approvisionnement mondiale.

Aujourd’hui, alors que la guerre en Ukraine fait rage, il y a un battage constant sur l’union des nations opposées à l’invasion de la Russie, au point que le récit est devenu bizarre. Il y a un incroyable niveau de cultisme dans les médias grand public en ce moment, qui encourage une réaction aveugle de la foule. Ils essaient de susciter quelque chose de très similaire à un vortex comportemental que beaucoup d’entre nous, dans les cercles conservateurs, ont vu des milliers de fois ces dernières années : Les médias occidentaux utilisent la culture de l’annulation contre la Russie.

Il ne s’agit pas simplement d’une admonestation générale du Kremlin ou de Poutine, ce qui serait normal. Il s’agit plutôt d’un rejet pur et simple de tout ce qui est lié de près ou de loin à la Russie, qu’il s’agisse des propriétaires de bars qui jettent toute leur vodka (même si la plupart de celle-ci n’est pas fabriquée en Russie) ou de la Fédération internationale des chats qui interdit certains chats dans les compétitions parce qu’ils sont élevés en Russie.

C’est de la pure folie enfantine, mais une fois encore, nous avons déjà vu cela avec la culture de l’annulation aux États-Unis.

La pensée est totalement collectiviste et va un peu dans ce sens :

Nous allons les exclure de la ruche et les isoler. Nous effacerons leur existence et réécrirons leur identité et leur histoire. Puis nous les punirons en leur retirant leur capacité à survivre économiquement jusqu’à ce qu’ils se soumettent et se conforment aux directives des gardiens, dont nous tairons le nom.

Cela dit, comme la plupart des conservateurs le savent, annuler la culture est une stratégie qui a échoué. Malgré la pression internationale en faveur de l’annulation de la Russie et les affirmations des médias selon lesquelles la Russie est désormais « complètement isolée et seule », le récit est apparemment conçu davantage pour tromper les masses que pour intimider le Kremlin. En fait, ils ne sont pas du tout isolés. Et devinez quels pays refusent catégoriquement de soutenir les actions et les sanctions contre l’invasion de l’Ukraine ?

C’est exact, les autres membres des BRICS.

La Chine a refusé catégoriquement de s’accommoder de toute sanction et travaille directement avec la Russie pour atténuer les problèmes commerciaux. Comme je le souligne depuis dix ans, ils se sont préparés pour ce moment. Si le reste du monde ne veut pas des exportations et du pétrole russes, la Chine les achètera certainement.

L’Inde est étrangement silencieuse sur l’Ukraine, malgré les pressions incessantes des États-Unis.

Le Brésil et l’Afrique du Sud ont adopté des positions neutres sur l’Ukraine et continuent de commercer avec la Russie. Il semblerait que l’annulation de la Russie ait déjà échoué avant d’avoir réellement commencé.

Le faux récit n’a d’autre but que de donner au public occidental deux fausses impressions :

- Il fait croire aux gens que la culture d’annulation à l’échelle internationale fonctionne et que la Russie va bientôt plier alors que c’est le contraire qui est vrai.

- Il fait croire aux gens que tous les risques sont du côté russe alors qu’en réalité, la plupart des risques sont du côté occidental. L’inévitable catastrophe économique n’en sera que plus effrayante lorsqu’elle se produira.

 

Personnellement, je n’ai aucune affinité avec l’un ou l’autre camp du conflit ukrainien. Je ressens de l’empathie pour le peuple ukrainien, mais certainement pas pour le gouvernement ukrainien et ses partenaires globalistes. Je n’ai pas non plus d’amour pour Poutine et ses nombreux amis du Forum économique mondial globaliste.

Cela dit, même si vous pensez qu’un camp a raison et l’autre tort, on ne peut nier que la mentalité de culture d’annulation de l’Occident va conduire à un désastre épique. Ce que les gens ne semblent pas comprendre, c’est que cette calamité fera autant de mal aux États-Unis et à l’Europe qu’à la Russie, si ce n’est plus.

 

L’armement économique de la forteresse Asie

Les relations économiques étroites entre la Russie et la Chine se transforment rapidement en une « forteresse asiatique » qui garantit une certaine isolation de l’instabilité mondiale.

La Russie exporte un nombre surprenant de matières premières dont de nombreux pays dépendent, des engrais aux métaux industriels comme le nickel et l’aluminium. Mais son principal produit d’exportation est, de loin, l’énergie sous forme de pétrole et de gaz naturel. L’Europe, en particulier, est totalement dépendante de la Russie pour 40 à 50 % de son chauffage et de son électricité. Une réduction des exportations énergétiques russes aurait des effets dévastateurs sur l’Europe dans un an et il est peu probable que d’autres exportateurs soient en mesure de combler le vide à court terme, du moins pas sans une augmentation considérable des prix.

Selon l’EIA, la Russie est le troisième producteur de pétrole au monde, derrière l’Arabie saoudite et les États-Unis, et elle est le premier exportateur sur les marchés mondiaux. Des sanctions contre le pétrole russe entraîneraient un déplacement massif de l’offre et de nombreux marchés se précipiteraient pour combler le vide.

La simple menace d’une réduction du pétrole russe a provoqué de fortes hausses des prix de l’essence aux États-Unis et en Europe. Le prix du Brent est passé de 90 dollars le baril à 130 dollars le baril en l’espace de deux semaines.

Je ne pense pas que cela s’arrêtera là non plus. Je m’attends à ce que le prix du brut grimpe jusqu’à 200 dollars le baril et que le prix de l’essence grimpe jusqu’à environ 7 dollars le gallon avant que l’augmentation du pompage de schiste aux États-Unis ne contribue à équilibrer l’offre (et il s’agit du meilleur scénario possible). Une partie du prix sera due à la spéculation, mais en définitive, sans le pétrole russe, les prix resteront élevés même si la guerre en Ukraine prend fin.

Et c’est ici que nous arrivons à un aspect clé de ce scénario que je ne pense pas que beaucoup de gens prennent en compte. Peu importe que la Russie se retire de l’Ukraine, et certainement peu importe que l’Ukraine se rende. L’aspect économique de la guerre se poursuivra, et ne fera que s’intensifier.

 

Les représailles dans la guerre économique

Au-delà du pétrole et de l’énergie, l’influence combinée des BRICS a le pouvoir de perturber considérablement le statut de réserve mondiale du dollar américain. La Chine détient à elle seule des milliers de milliards de dollars et de bons du Trésor américain qu’elle peut écouler sur le marché quand bon lui semble. La Chine est le premier exportateur mondial et la plupart des nations, y compris les États-Unis, dépendent de la fabrication chinoise. C’est pourquoi les fermetures draconiennes de l’usine chinoise du fait de la crise Covid ont provoqué une tension constante sur la chaîne d’approvisionnement mondiale. Environ 20 % des importations aux États-Unis proviennent de Chine, dont plus de 97 % de nos antibiotiques.

Ensemble, les BRICS contrôlent une grande partie des marchés d’exportation et de fabrication. Ils n’ont même pas besoin de se débarrasser du dollar dans les échanges, il leur suffit de dire qu’ils préfèrent un panier de devises comme les droits de tirage spéciaux du Fonds monétaire international (FMI). La valeur du dollar s’effondrerait, et ce au milieu d’une inflation déjà en hausse.

Un autre développement intéressant de la guerre économique est la multiplication des appels à des solutions de crypto-monnaie et de monnaie numérique. Je note que les BRICS ne sont pas les seuls à refuser de s’opposer à la Russie ; il y a aussi la question des institutions globalistes comme le FMI et la Banque des règlements internationaux (BRI). Il n’est pas surprenant que l’adhésion de la Russie à ces plateformes bancaires mondiales reste sécurisée. La Russie continue de détenir des milliards de dollars de DTS du FMI. Ces deux institutions ont appelé à la mise en place d’un système mondial de monnaie numérique (qu’elles contrôleraient évidemment).

Si la guerre économique mondiale se poursuit sur sa trajectoire actuelle, ce n’est qu’une question de temps avant que les sanctions commerciales ne se transforment en attaques monétaires. C’est là que les États-Unis seront le plus touchés.

Ce n’est peut-être pas une coïncidence si les globalistes se sont mis en scène pour en tirer profit. En l’absence d’une monnaie de réserve mondiale et alors qu’une crise inflationniste fait rage, ils vont tenter de « sauver la situation » et affirmer qu’ils ont la solution parfaite : Un système mondial de monnaie numérique basé sur la technologie blockchain mais lié au système de panier de DTS du FMI et administré par eux.

En d’autres termes, avec toute l’inflation présente dans les monnaies nationales, le FMI proposera au public une monnaie numérique ou crypto-monnaie qui leur promet plus de stabilité. La crise de confiance inflationniste sera utilisée pour pousser les gens vers un système numérique qui n’a aucune vie privée et qui peut être utilisé pour les contrôler en leur refusant l’accès sur un coup de tête, un peu comme la façon dont le système de crédit social chinois fonctionne.

L’Ukraine n’est que le premier domino d’une longue chaîne qui doit conduire à un système économique mondial centralisé entre les mains des élites financières.

Il existe des moyens de le perturber, et il se peut que le plan ne réussisse pas du tout, mais il est impossible d’éviter la douleur économique qui sera causée entre-temps. Tout ce que nous pouvons faire, c’est accepter que la troisième guerre mondiale est à nos portes et que les armes seront économiques plutôt que nucléaires.

Brandon Smith

 

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24 Commentaires

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  • Les vainqueurs écrivent l’histoire officielle et décident quand une guerre mondiale commence officiellement.

     

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  • Les pays les plus puissants du monde seront ceux qui auront les meilleurs savants, les meilleurs chercheurs et inventeurs . Voyez les USA : ils ne peuvent être dépassés que si la Chine leur devient supérieure au niveau scientifique et technologique, et ce n’est sans doute pas demain la veille . L’économie vient après, et elle dépend des inventions . Les inventions d’aujourd’hui font la richesse de demain .

     

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    • Tiens donc !!! La Chine détient une fortune en bons du trésor américains. Si elle veut foutre le bordel, elle n’a pas besoin d’ingénieurs pour siffler la fin de la récréation. Revoyez votre copie !!!

       
    • La recherche dépend de l’économie. D’abord, tu ne formes pas des chercheurs, tu n’établis pas des instituts de recherche performants, bien équipés...dans une hutte dans la brousse. La recherche est un luxe coûteux qui n’est permis que si les conditions économiques sont satisfaisantes. C’est pour cette raison que la recherche n’est pas des plus pointues en Ouganda, au Zimbabwe ou en Birmanie et qu’elle l’est à Singapour, en Corée du Sud, Taiwan, Allemagne...Ensuite, pour le rappel que ce passent-ils chez pays ayant un système de formation de techniciens hautement qualifiés, de scientifiques...mais sans être capables d’offrir à ces derniers des conditions attractives pour les garder chez eux ? Je pense notamment à l’Algérie, au Maroc...et bien ces pays perdent ces derniers pour des pays capables d’offrir de meilleures conditions de vie et de travail. Certes ces pays susmentionnés ne sont pas pauvres mais ne sont pas capables d’offrir les conditions en terme de salaire en particulier d’une université américaine...c’est sans parler des problèmes de corruption, d’insécurité... pourrissant la vie des gens hautement qualifiés qui dégoûtés préfèrent s’expatrier...
      Certains en embuscade rétorqueront que Cuba a une recherche pointe au top...C’est vrai, mais quelques exceptions et anomalies n’invalident pas une règle générale, ensuite Cuba n’est pas à proprement parlé un pays pauvre ! Les Cubains sont "pauvres" (ils ont de quoi manger, se soigner, se loger mais rien de plus), mais pas le pays dont le PIB est à la 60ème place sur plus de 200...c’est un grand producteur de Nickel et Cobalt...à titre de comparaison la Jamaïque, Haïti qui sont des pays pauvres sont respectivement classés à la 123 et 145ème place...

       
    • vu que la science se développe essentiellement grâce à la guerre, les plus forts scientifiquement , à l’heure actuelle, ce sont les russes et non plus les américains. les russes ont la force de se défendre victorieusement de toute attaque et les chinois ont la vraie puissance financière de détruire le système financier actuel fondé sur le dollar et la dette.. l’occident est mort s’il persiste.

       
    • Les meilleurs savants en sciences dures sont et de loin les russes c’est la raison pour laquelle l’amér russe a entre 12 et 15 ans d’avance devant celle des US ...
      Dormez tranquille nous sommes en train de gagner !!!

       
    • #2935855

      Évidemment, la création naît du sentiment de liberté, plus on se sent libre, plus l’imagination explose, les autres ne peuvent que copié, et je dis bien se sentir libre, l’interdiction de faire ce que l’on veut amaigri le développement, la Chine donne de plus en plus de liberté, mais en essayant de la contrôlé, pareil en Russie. L’occident continu de donner cette sensation de liberté, le créateur restera blanc occidentale, le progrès technologique combat le progrès morale. Comme un écrivain, c’est quand il se sent libre emprisonné, qu’il devient un génie, au goulag ou le sentiment de goulag. De toutes façons, regardez aujourd’hui les énormes créations technologiques du futur, elle sont du camp du mal.

       
    • #2936020

      La Chine, en 2919 est devenue le premier déposant de demandes internationales de brevet devant les États-Unis. Revoyez votre copie.

       
    • #2936223

      Yabon Banania tu veux dire 2019

       
  • ce n’est pas une guerre économique mais financière pour le contrôle de la monnaie.
    l’occident a l’arme de la finance mais ce sont les non alignés qui ont l’arme de l’économie réelle (les matières premières, les usines et la main d’oeuvre . à partir de là on voit tout de suite pour qui c’est plié s’il perd le contrôle de la monnaie.
    donc, pour l’empire thalassocratique qui sait qu’il ne peut durer eternellement, l’europe n’est plus que le dernier territoire possible de prédation car l’Afrique et l’amérique du sud seront plus difficiles à gérer
    il suffit juste de la maintenir dépendante au dollar avec le gaz de schiste (redevenant mirauleusement rentable) et la propection de l’OTAN et de piller par la dette ses derniers bijoux de famille car l’Europe est encore très riche.
    Le financier ne crée rien il a donc un besoin vital de parasiter pour survivre

     

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  • #2935600

    Comme il est étonnant que des gens qui prétendent défendre un modèle alternatif à la mondialisation occidentale proposent un modèle qui n’est qu’une réplique du modèle existant mais qui serait meilleur du fait que son contrôle serait partagé. En vertu du principe qui veut que les mêmes causes entraînent les mêmes effets, cette reconfiguration de la mondialisation est condamnée à avorter rapidement. La Chine est la première responsable de la rupture des chaînes de livraison vers les Etats-Unis du fait des restrictions Covid imposées par Pékin aux entreprises chinoises et aux ports. Le retour aux cryptos est complètement contradictoire avec le fonctionnement d’un Etat centralisé qui passe son temps de réviser les règles d’accès à son marché et à sa monnaie. D’ailleurs c’est bien la Chine qui a initié une attaque en règle contre les cryptos en les déclarant illégales, à commencer par le Bitcoin. Cette attitude a été suivie peu après par la Russie, avant qu’elle revoit sa copie du fait des sanctions. C’est l’eurodlar qui produit le gros des financements extérieurs à la Chine et non l’Etat chinois, dont la monnaie dette plongerait aux abysses sans le soutien américain. L’exemple de la crise financière immobilière est très illustratif de ce point de vue, mais on peut l’étendre aux chaînes des fournisseurs du bâtiment, en particulier l’industrie lourde. D’ailleurs les choses vont tellement bien en Chine, que la publication de mauvaises nouvelles économiques a été criminalisée. Donc la nouvelle orientation de Xi en direction du contrôle intégral de la monnaie ne va pas dans le sens d’un redressement, mais plutôt d’une aggravation des difficultés causées par l’abus du sur endettement. Revenir à des échanges extérieurs contrôlés par l’Etat et monnayés en monnaie banque centrale n’ira pas non plus dans le sens d’un plus grand dynamisme. Les entreprises chinoises ne demandent qu’une seule chose : qu’on leur lâche la bride, au lieu de les brider avec de nouvelles règles comptables de gestion des risques. L’espace russe constitue une opportunité unique de développement pour l’économie privée chinoise, notamment dans les nouvelles technologies et les services financiers. Mais rien ne se produira si le PCC ne renonce pas à son contrôle tatillon de l’économie de marché qui a été imposé à l’initiative de XI, contrairement aux directives de ses prédécesseurs. Xi est très contesté au sein même du PCC, malgré les différentes purges qu’il a pratiquées, pour éliminer ses rivaux.

     

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    • C’est l’eurodollar qui produit le gros des financements extérieurs à la Chine et non l’Etat chinois, dont la monnaie dette plongerait aux abysses sans le soutien américain.




      vous n’avez pasl’impression de faire une putain d’inversion ?
      quid de la solidité de la monnaie dette US et des avoirs de la Chine en bons du trésor US ? qui est endetté internationalement et qui ne l’est pas ?. Donc, qui tient qui par les couilles ?
      les Chinois se servent de la finance internationale pour se financer tout comme un riche emprunte pour investir parce que cela lui revient moins cher que d’investir ses propres fonds (intérêts négatifs en occident).
      la dette privée n’engage pas le gouvernement chinois et de plus il manipule la bourse chinoise ouvertement (Wall street est tout autant manipulé mais c’est plus feutré médiatiquement (le deux poids deux mesures). votre libéralisme idéologique vous aveugle.

       
    • @paramesh

      Bien dit paramesh. Ce type dit tellement de conneries que j’avoue que moi-même je commençais un peu à douter de ce qui est pourtant common knowledge pour ceux qui ont quelques notions d’économie au point d’aller faire quelques recherches sur internet. Parfois on se demande comment des gens peuvent dire tant de conneries avec autant d’assurance. C’en est presque intimidant ! La Chine est le plus grand créancier du monde au point qu’elle peut mêmes’ingérer dans les affaires internes des usa au point de leur imposer des accords qui leur convienne et qui ne sont pas nécessairement bénéfiques pour les ricains.

       
  • #2935633

    Il n’y a pas grand chose à changer à ce constat du monde de Brandon Smith.

    Il possède le don d’avoir une vision d’ensemble.

    Il aurait pu aller jusqu’à la solution victorieuse (de la 3eGM) qui pointe son nez : l’ouverture d’un second marché pour
    - ) le rouble (d’abord),
    - ) l’or,
    - ) toutes les matières premières,
    - ) voire les monnaies numériques,
    - ) et toutes les autres monnaies (dollar, Euro, Yen, Yuan ...)

    La logique voudrait que ce soient Moscou et Pékin qui gèrent en commun ce nouveau marché, même si c’est Moscou qui lance le mouvement.

     

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  • Petit avertissement amical : n’imaginez surtout pas qu’une guerre économique c’est plus cool qu’une guerre avec des bombes ! Une guerre économique cela veut dire pas de gaz pour cuire ta bouffe, te chauffer l’hiver...et pas d’engrais ni de pesticides donc pas de bouffe (on ne peut pas passer pas d’une agriculture productiviste hautement mécanisée, dépendant du pétrole, des pesticides et engrais à une agriculture vivrière productive sans chimie, peu mécanisée du jour au lendemain !) La famine, le froid...ça pique aussi et cela peut faire plus de mort encore que les bombes !

     

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  • Ils ont invente un systeme economique sans regles et s etonnent du chaos a venir. Je m interroge sur le fait d annoncer une guerre economique entre differents blocs geographique. comme si nous etions tous egaux dans une meme population. cette guerre existe deja depuis des decenies a l interieur des etats. Il suffit d observer la disparition totale en France et notamment dans le nord pas de calais et la loraine ou toutes les industries minieres ; textiles ; metallurgique et maritime qui ont ete exteriorisees en vingt ans ainsi que les activites annexes creant une nouvelle classe sociale appelee Les declasses ; France d en bas ou France peripherique. Cette guerre la nous la subissons depuis des decennies activee par cette soit disant France d en Haut se qualifiant d elite.internationale.contre les nations des gueux et autres sans dents. GJ

     

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    • Ils ne s’étonnent pas du chaos qu’ils ont délibérément créé. En revanche ce qui va les étonner car leur hubris et arrogance les rendent aveugles, c’est que la gestion du chaos pour ensuite refonder une nouvelle société cela sera une autre paire de manche ! Ces gens ont le génie de la destruction, en revanche c’est zéro pointé en ce qui concerne le volet construction. En 3000 ans ils n’ont jamais été foutus de construire quoi que ce soit de pérenne et d’éblouissant. L’Islam, la chrétienté, l’hindouisme, le bouddhisme...ont laissé des ouvrages architecturaux majestueux...mais citez moi une seule synagogue, un seul bâtiment moderne...comparable à Notre-Dame de Paris, à Sainte Sophie en Turquie, au Taj Mahal, au mausolée de l’imam Ali... ! De dalle, oualou, nada ! Et ce n’est pas maintenant avec le transhumanisme et autres délires du même acabit qu’ils vont réussir à construire quelque chose de beau et pérenne. Pour produire du beau et du durable il faut de l’amour, or ces gens n’ont pas la capacité d’aimer. Ils ne conçoivent les rapports aux autres et au monde que sous l’angle de la prédation, du parasitisme, de l’exploitation, de la haine...mais bien sur tout ça c’est de notre faute et c’est nous les affreux méchants qui n’avons pas été élus par leur dieu psychopathe !

       
    • @goy pride

      "En 3000 ans ils n’ont jamais été foutus de construire quoi que ce soit"

      En 3000 ans ? Tu fais allusion aux States ? Si oui je ne vois pas comment ça ait pu être le cas étant donné que cette nation est bien trop jeune pour pouvoir la comparer aux civilisations européennes. Et puis rapport construction, je trouve que ce pays a fait de véritables merveilles en matière de construction pour une si jeune nation.

       
  • #2936019

    @paramesh

    Vous n’y entendez rien. Les T-bonds détenues par la PBOC ne sont qu’une part infime des actifs financiers en dollars détenus par les banques et les entreprises chinoises, qui empruntent massivement sur le marché de l’eurodollar. L’économie privée mais aussi les SOE (grandes entreprises publiques détenues par l’Etat) font massivement appel aux ressources financières des marchés occidentaux, de manière à alimenter une croissance artificielle, qui autrement s’enrayerait et donc causerait une perte massive de valeur du bilan des débiteurs privés et publics, avec toutes les conséquences que cela entraînerait, en termes de solvabilité et de rentabilité. La Chine vit sur un double régime financier, avec un Etat financé en yuans pour subvenir aux besoins de l’Etat-providence et soutenir l’lnvestissement et de financement privé en dollars, pour suppléer à l’absence de marchés financiers chinois qui autrement pourraient financer l’économie chinoise avec les ressources apportées par les investisseurs. La crise de l’immobilier chinois a mis en évidence la dépendance profonde des entreprises chinoises vis à vis de leurs bailleurs de fonds en eurodollars (à hauteur de plusieurs trillions). Mais le cas peut être étendu à bien d’autres secteurs d’activité, comme les chemins de fer ou l’industrie lourde, sans oublier les entreprises cotées sur les places financières occidentales qui drainent des trillions en capitalisation ou par émissions obligataires. Vous avez sans doute entendu parler des véhicules spéciaux d’invetissement qui permettent de transformer des prêts chinois contractés par des entreprises publiques ou des gouvernements locaux qui permettent de sortir des prêts accordés par des banques chinoises pour les faire refinancer en dollars vial e shadow banking. Là encore, il y en a pour des trillions de dollars. Cela consiste à transformer de la monnaie dette en yuan émises par les banques chinoises en actifs détenus par les investisseurs en dollar, qui achètent des produits d’asset management. Les SPV achètent les dettes des l’entités chinoises et émet en contrepartie des produits d’investisssement en dollar accessibles au public chinois cherchant des titres à haut rendement. C’est la réplique chinoise des dérivés de crédit vendus par les banques aux marchés pour couvrir leurs risques sur les prêts immobiliers ; mais à une échelle bien supérieure.
    https://www.hinrichfoundation.com/r...

     

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    • vous m’en apprenez sur les détails mais cela me confirme dans mon analyse. le gouvernement chinois est donc encore plus malin (moins moral au sens libéral) que je ne le pensais. les occidentaux pensent contrôler financièrement la Chine, c’est vrai tant qu’elle l’accepte mais quand ce système financier hors sol implosera et c’est parti sérieusement pour, ce qui restera à la Chine c’est le réel, le concret, le matériel et pour l’occident des avoirs/dettes dans une monnaie de singe. votre problème c’est que vous n’y croyez pas et pourtant cela se passe sous vos yeux. l’économie réelle n’a besoin que d’une monnaie d’échange pour fonctionner, une monnaie fournie gratuitement en en parfaite correlation avec l’augmentation de la richesse réelle de la nation donc avec le PIB, pas d’un système financier qui repose à l’origine sur une arnaque. les Chinois et les russes élevés au marxisme le savent for bien. regardez les livres qui sont bestseller dans les universités chinoises.
      cordialement, l’avenir nous départagera.

       
    • Merci Paramesh,
      Si M Jaisson pouvait passer à autre chose que son sabir habituelle, masquant une idéologie morte : le libéralisme (qui nous a conduit là où nous en sommes).
      Car quand ce n’est pas clair, ça cache quelque chose. Les choses en matière de finance sont simples ; inutile de compliquer.
      Tenez ce que je prends sur un autre site : "Ensuite Craig Roberts rappelle ce qu’on sait tous : la Russie est en partie contrôlée par les atlantistes et c’est comme pour les avoirs gelés par la piraterie occidentale. Craig Roberts : L’autre raison erronée est que les économistes et la banque centrale russes, soumis au lavage de cerveau des économistes néolibéraux américains, pensent que la Russie ne peut pas se développer sans devises étrangères. La banque centrale pense même qu’elle ne peut créer de roubles pour financer des projets d’investissement que si les roubles sont adossés à des devises. Cela a amené la banque centrale à emprunter de l’argent dont elle n’a pas besoin et sur lequel elle paie des intérêts. En d’autres termes, la politique de la banque centrale russe est absurde et sert les intérêts occidentaux aux dépens de la Russie."

       
  • L’antithèse du mondialisme, c’est la souveraineté besogneuse a se procurer le flux physique du kilowatt égoïstementsurtout si elle est piètre en son propre sein.C’est la matrice, le reste est fausse pillule. Après certaines souveraineté s’approchant plus du paradis bancaire ont de l’argent mais sont très peu energivores..... Suivez non pas le kikiloWatt mais plutôt le kiki snorki.
    Terminé !

     

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  • Je trouve que les articles de Brandon Smith sont toujours très bien rédigés : ils sont courts, clairs et concis à la fois.
    Surtout il est très lucide à chaque fois pour décrire les événements et anticiper les événements à venir.

     

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