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Slate imagine la mobilisation en cas de guerre (et de Bérézina) contre la Russie

Imaginez un instant. L’Europe est à feu et à sang. La guerre est partout, et la France part au front pour défendre son pays et ses alliés. Qui part en premier ? Les forces opérationnelles immédiatement mobilisables, c’est-à-dire 77.000 femmes et hommes de l’armée de terre, 34.000 de la marine et 40.000 de l’armée de l’air et de l’espace. Des troupes professionnelles, armées jusqu’aux dents.

 

D’un point de vue matériel, la France peut compter sur 222 chars Leclerc, quelque 6200 blindés à roues et environ 3.800 autres véhicules de combat. S’ajoutent à cela 211 avions de combat (plus des avions de transport et de ravitaillement), quarante-cinq avions de chasse et une cinquantaine d’avions de surveillance, sans oublier les neuf sous-marins et un porte-avions. Bref, les armées française sont prêtes à en découdre.

Imaginons que la situation tourne au vinaigre. L’armée est dépassée, la stratégie militaire en échec, et une sacrée Bérézina se profile – rappelant les démons de 1812. L’heure est grave et il faut à tout prix plus d’hommes et de femmes pour combattre. Mais qui ?

Aujourd’hui, et depuis 1997 – sous la présidence de Jacques Chirac –, le service national obligatoire est suspendu. L’armée française est devenue une armée de métier, et un simple citoyen ne peut pas être envoyé la fleur au fusil en première ligne à son service. Depuis cette date, les capacités de mobilisation du pays ont été complètement chamboulées. Des leviers de renforts existent pourtant, à commencer par les ex-militaires et les réservistes.

 

Aux armes, citoyens ?

Si c’est vraiment la mouise (la vraie), un dispositif de réserve de sécurité nationale, civil et militaire permet de mobiliser des renforts d’appoint. Une situation qui intervient en cas « d’une crise majeure dont l’ampleur met en péril la continuité de l’action de l’État ; la sécurité de la population ou la capacité de survie de la Nation ». Rassurez-vous, celles et ceux qui ne sont pas réservistes n’iront toujours pas au charbon. Du moins, pour l’instant.

 

Qui, aujourd’hui dans la population française, sait tenir une arme ou même faire un garrot efficace ?

La réserve militaire est actuellement constituée de deux composantes : la réserve citoyenne défense et sécurité – des volontaires agréés auprès d’autorités militaires en raison de leurs compétences et de leur expérience – et la réserve opérationnelle. Cette dernière est constituée de réservistes avec ou sans expérience militaire, qui se sont engagés sur la base du volontariat à renforcer les armées, vingt-cinq jours par an en moyenne. Un peu comme des soldats d’appoint, ils viennent soulager les armées quand l’agenda déborde de toute part. Si on les appelle, ils sont dans l’obligation de rejoindre leur affectation.

Ces réservistes, qui ont entre 17 et 35 ans, ont donc fait le choix de consacrer une partie de leur temps au service de la France sans faire de l’armée leur seule profession. Ils sont rémunérés et leur contrat dure de un à cinq ans renouvelables. Au total, il y aurait près de 140.000 personnes théoriquement mobilisables, dont environ 40.000 volontaires de la réserve opérationnelle. Un beau paquet de monde tout de même.

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