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Cent quarantième anniversaire de la mort de Gustave Doré (1832-1883)

Gustave Doré, décédé prématurément à l’âge de 51 ans le 23 janvier 1883, est un monument de la culture française. Tout Français connaît au moins une partie de son œuvre immense, même si c’est parfois sans le savoir. Il aura été caricaturiste, peintre et sculpteur, mais c’est surtout comme illustrateur qu’il est connu et célébré dans le monde entier. Son œuvre aura frappé l’imagination de tous les artistes après lui, jusque dans leurs créations.

 

On s’en doutera, un tel talent s’est manifesté bien tôt. Qu’on en juge pour les images ci-dessous :

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La première lettre illustrée par Gustave Doré, qui a alors cinq ans !
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La Revue des troupes, dessinée à dix ans

 

Ses premières publications ont lieu alors qu’il a treize ans, en 1845. Trois dessins d’abord, dont Vogue de brou ci-dessous, puis un album de seize pages.

 

En 1847, il montre ses dessins à un célèbre éditeur de journaux satiriques, qui repère immédiatement le talent de l’auteur et l’opportunité de s’attacher ses services. Il lui propose un contrat de trois ans, pour une page hebdomadaire. Gustave n’a encore que quinze ans. Il avait profité de l’absence de son père pour entreprendre sa démarche, il lui faut maintenant son accord, ce qui est une autre histoire. Ingénieur des ponts et chaussées, il destine plutôt son fils à Polytechnique ! Il se laisse convaincre cependant, grâce à l’appui de la mère à son fils, et un contrat mentionnant une bonne rémunération et l’obligation de poursuivre ses études. En plus des caricatures dans les journaux, un album sortira cette même année.

Son père meurt quand il a dix-sept ans, et il peut alors subvenir à ses besoins et à ceux de sa mère.

Avec quasiment une illustration quotidienne (il ne gravait pas lui-même), il aura travaillé comme un forçat, ayant réalisé des milliers de dessins. Sans compter la peinture (sur les thèmes les plus variés : paysages, portraits, scènes bibliques), et la sculpture.

 

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Le Christ quittant le prétoire (1867-1872)

 

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Joyeuseté

 

 

 

Délaissant assez vite la caricature, qu’il jugeait comme un aspect mineur de son art, il se consacrera à l’illustration et entreprendra de prêter son talent aux grandes œuvres et aux grands auteurs : la Bible, Dante, Rabelais… Ainsi que les Fables de La Fontaine. Il a alors 36 ans et est au sommet de son art.

 

 

On peut retrouver ces illustrations et bien d’autres encore dans l’édition des Fables par Kontre Kulture, où pas une ne manque et où toutes sont mises en valeur par Gustave Doré. Le XIXe siècle aura fourni à Jean de La Fontaine son meilleur faire-valoir, et chacun connaît depuis lors et des vers du fabuliste et des images marquantes que Gustave Doré a créées pour leur donner corps. Une rencontre artistique complète à deux siècles de distance.

 

 

Le cadeau parfait en toutes circonstances :
l’exceptionnelle édition Kontre Kulture des Fables de Jean de La Fontaine
(ouvrage en couverture rigide contenant 535 gravures de Gustave Doré)

 

Les auteurs Kontre Kulture reçoivent les Fables de La Fontaine illustrées par Gustave Doré :

L’événement éditorial Kontre Kulture, sur E&R :

 






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11 Commentaires

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  • Incroyable de modernité sa photo.
    On dirait un cliché pris dans les années 40-50.
    Il aurait pu être le Walt Disney français à 70 ans d’intervalle.

     

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  • #3106029

    Si on peut parler d’imaginaire collectif,
    il en est un des artisans de premier plan.

    Que le public en soit conscient ou pas,
    Il a forcement vu une représentation de G.Doré.
    C’est tellement admirable de marquer les siècles de cette façon.
    Sans rien réclamer,sans se prévaloir de rien.

    Il y’en a d’autres, dans la photographie,dans le cinéma, voir même dans la musique.
    Ils ont laissé leur empreinte dans l’épopée humaine sans pourtant la revendiquer.

     

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    • #3106520

      Sauf qu’en France du Néo-capitalisme (mondialisé), certains payent/corrompent/ourdissent contre les talents purs... Les bourgeois justifient le fait d’écarter, par l’argent, les talents graphiques car ces derniers "ont du talent gratuitement" c’est-à-dire : "sans payer..." (payer des études, l’achat de techniques et des livres d’Art, et graisser des pattes de décideurs...). J’ai été victime de ces jalousies aberrantes de la bourgeoisie rouennaise (et maçonnique...) Voilà, par exemple, pourquoi on se retrouve avec une épidémie de Charlie ou de dessinateurs faibles (et jaloux et soumis) issus des lobbies bourgeois (dont la Franc-maçonnerie, les LGBT, les mémoriels...) à Angoulème...

       
  • #3106039

    Bravo ! Vive le grand art français !

     

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  • Le temps où la France avait un semblant d’âme....

     

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    • Ce n’était pas seulement un semblant, mais une âme vivante.
      Faut-il penser pour autant que l’âme d’un peuple est mortelle ?..
      Je n’ose répondre à cette question, je suis trop lâche pour ça.
      Et en n’y ayant pas répondu, j’ai peur d’y avoir répondu.

       
  • #3106125

    Merci à lui, notamment pour son recyclage posthume de pochettes metal. Sans rire, son travail est tellement inspirant, je garde religieusement mes livres anciens qu’il a pu illustrer (Dante… mazette !!)

     

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  • #3106159

    Magnifique, quel talent !!!!!!!

     

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  • #3106334

    C’est grâce à des gaillards de talent comme celui-ci que j’ai bougé le cul des dons qui m’étaient offerts. Et d’en faire le bras armé de ma liberté, celle que le dilettante offre au professionnel par ailleurs en l’émancipant parfois mieux encore, des contingences matérielles.
    De m’être approprié les fables jusque celles d’Ésope, puis les mythologies qui passaient non loin, dès mon plus jeune âge.
    Merci Gustave !

     

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  • #3106623

    Je préfère toujours parler de travail, un critère qui en dit long sur la valeur morale d’une personne, mais ici, l’autre terme employé habituellement n’est pas un gros mot : quel talent !

    Cette fourmi et ce papillon contiennent une poésie et un sens...et à cinq ans ! C’est époustouflant...mention spéciale à la sculpture du chevalier sautant joyeusement par dessus cette figure de sorcière, de troll, ou de gremlin (mais QUI ça peut bien être ?)

    Une métaphore superbe, et si spontanée, si enfantine, du combat de l’homme de vertu contre le vice et la perversion, où le pire qui puisse arriver serait simplement de perdre sa joie et sa foi en la vie

    Merci E&R, pour ces trop rares moments de poésie et de vision du temps long...

     

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